17 Novembre 2009

Permalink 11:30 am, Mathieu Turbide / À l'Assemblée nationale, Ailleurs au Québec..., 565 mots  

La vision du nouveau président de la FPJQ

(texte paru dans Le Journal de Montréal, ce matin)

myles


La qualité pour sortir de la crise

Brian Myles, le journaliste du Devoir qui a été élu président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), dimanche, croit que les médias devront miser sur la qualité de l’information pour se sortir de la crise qui les secoue actuellement.

M. Myles dit toutefois ne pas connaître la recette magique pour sortir de la crise. « Si je l'avais, je serais un génie », souligne-t-il, en entrevue au Journal de Montréal.

Le nouveau président de la FPJQ reconnaît que les médias – notamment les journaux – vivent des moments difficiles.
« Le modèle d'affaires traditionnel est mis à mal. C’est pas juste seulement que l'Internet nous prend des lecteurs et éclate les plates-formes, mais c'est aussi que la sacro-sainte alliance de la publicité, du tirage et de l'auditoire, qui permettait d'avoir des revenus de publicité à la hausse, ce modèle-là est sous attaque. Les revenus ne se transfèrent pas. »
À son avis, l’arrivée de l’Internet permet d’explorer toutes sortes de façons de transmettre l’information. «On est dans un incubateur vraiment intéressant en ce moment. Il se fait des choses. Est-ce ça va rester ?Est-ce que ça va coller ? Est-ce que la personnalisation de l'information va être la norme ? Ça reste encore à voir », dit-il.

Les enquêtes sur la corruption

Brian Myles note toutefois que les journalistes québécois ont permis de déterrer plusieurs scandales, cette année, grâce à leurs enquêtes, particulièrement dans les domaine des affaires criminelles, secteur qu’il couvre depuis plusieurs années.
« Dans mon domaine, les faits divers, il faut remonter à la Commission Cliche pour retrouver une charge aussi forte contre la corruption, la collusion. Et ce n’est pas venu que d'une entreprise, c'est venu de plusieurs, d’un peu tout le monde », fait-il remarquer.

Par contre, selon lui, tout n’est pas rose. Il dit s’inquiéter de la concentration de la presse, d’une certaine diminution des sources d’information et du contrôle de l’information exercé par des maires de petites municipalités, surtout en région.
« Il y a des maires qui ont été habitués d'être élu sans partage. Ils ont pris l'habitude de ne pas partager l'information, qui est pourtant publique », dénonce-t-il.

David Letterman et Jean-René Dufort

La montée des blogues et de ces gens qui se disent « journalistes-citoyens » ne lui fait pas peur. Par contre, dit-il, les journalistes doivent mieux expliquer leur travail à la population.
« On a peut-être de la pédagogie à faire. Il y a des gens aux États-Unis qui pensent que David Letterman est un journaliste. Ici, on peut faire la même comparaison avec Jean-René Dufort. La meilleure pédagogie qu'on peut donner, c'est quand on fait des enquêtes puis du travail de qualité », croit-il.

• La première priorité de la FPJQ, sous Brian Myles, sera de prendre position au nom des journalistes, devant le comité formé récemment par la ministre des Communications Christine Saint-Pierre et présidé par l’ancienne journaliste Dominique Payette. Ce comité a un mandat très large: analyser l'impact des nouvelles technologies sur l'information, la diversité des sources, la qualité du français, la place des nouvelles internationales, etc.)
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Commentaires:

Commentaire de: antoine pierpont
N'étant pas journaliste, je n'ai pas très bien compris tous les tenants et aboutissants de la lutte entre les 2 équipes pour la présidence de la FPJQ.

Bonne chance à M. Myles.

Il souligne avec justesse que les journalistes des différentes entreprises de presse ont participé à soulever le voile permettant de retracer des cas de collusion dans l'attribution des contrats ou encore de la présence d'entreprises douteuses dans le processus (voire mafieuses)...

mais nous devons néanmoins constater que le gouvernement de M. Charest refuse obstinément d,accorder une "enquête publique"""

comme il a refusé pour les 40 milliards $ de pertes de la Caisse de Dépôt.

Je pense qu'il y a là, peut-être, une clé pour comprendre une certaine désaffection à l,égard de la presse, je ne sais pas

la presse est-elle avec le public , ou avec le gouvernement ? Est-ce encore un 4e pouvoir ?

Est-ce que la concentration des entreprises de presse ne cause pas problème...

en étant des acteurs économiques et politiques majeurs...les entreprises de presse peuvent-elles encore être du côté de la population et de la vérité ?

Quant on connaît l'existence de liens amicaux entre Jean Charest et Paul Desmarais (présence lors des réceptions respectives de la Légion d'Honneur entre autres) on peut se demander
quels sont les liens véritables entre le gouvernement de Jean Charest et cette entreprise de Presse (Gesca Power de Paul Desmarais)

étant donné les objectifs politiques de M. Desmarais... est-ce que ... etc. ???


bien des questions n,est-ce pas....
Permalien 2009-11-19 08:28:14

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